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Making-of photo

par | Oct 3, 2015 | Mode, Mon monde | 4 commentaires

Depuis l’ajout d’un formulaire de contact, vous avez été très nombreux à me contacter.

Vous n’imaginez pas ma surprise en constatant que la question qui revenait le plus souvent était : « comment réalises-tu tes photos ? »

Cela vous surprend vous aussi ?

C’est normal, ce billet a été commandé auprès d’un pigiste de Pigalle qui m’a pris pour un pigeon paresseux. Manquant d’inspiration lui-même, il finit par retourner sa veste, et je me retrouvai seul, encore une fois à devoir accoucher de cet article.

Tout ceci est donc complètement bidonné. Personne ne m’a contacté, et pour expliquer cela, j’ai deux théories :

  • la machine à écrire à dû rebuter (en plus, il manque des touches, n’est pas Georges Perec qui veut)
  • mes photos sont trop sobres, pas assez hot pour déchainer les passions

Céder aux sirènes de la facilité ne pouvant me seoir, je pris soin de ne pas me couvrir de soie sale, ni de ces sournois soutien-gorges pour seins siliconés.

Trophée Or Acquis : Utilisation du verbe seoir dans une article.

Soyons sérieux !

Le choix

Cela fait quelques temps que je me limite à la même disposition pour mes photos car c’est probablement l’une des plus optimales que je puisse faire dans mon appartement au niveau du rendu.

Je suis conscient qu’il faudrait que je renouvelle mon style, mais je ne possède malheureusement pas une maison avec 10 pièces différentes. C’est un défi qui doit me pousser à redoubler d’ingéniosité.

Revenons à nos moutons. J’ai donc choisi de cadrer vers la fenêtre afin de donner un semblant de profondeur, et ajouter une touche verte bien sympatique.

La disposition

Voici la disposition de mes flashs.

Le flash de gauche est positionné derrière, et pointe en direct vers moi. Cela permet d’illuminer ma magnifique chevelure synthétique mais sympathique.

Le flash de droite est positionné vers le parapluie, qui permet globalement de m’éclairer (je suis le cercle bleu si vous n’aviez pas remarqué).
L’utilisation d’un parapluie sert à donner un côté « lumière diffuse » évitant ainsi d’avoir des ombres trop marquées

La lumière du soleil donne un effet très lumineux dans le fond.

Il aurait été très intéressant que je montre les photos avec ou sans flash pour voir la différence. Cependant, je préfère me montrer sous mon meilleur jour. Bah oui ! Je n’ai pas mis trois couches de font de teint, dessiné des yeux de chatons pour me cacher dans l’ombre des projecteurs éteints.

 

A noter une théorie apparue sur le chat de XXY. Paraitrait-il que je n’ai pas de pieds, car je ne fais jamais de photo de moi plein pied.

La raison étant que je n’aime pas faire du portrait dans un endroit confiné avec un grand-angle. Mais voici une preuve que j’ai des petons ! (j’avais pas plus haut)

Et pour le fan service du noir et blanc

Post-Scriptum

Vous avez été plusieurs à me demander des informations complémentaires sur mon article, notamment mon matériel et la manière dont je réglais mes flashs.

Je précise que cette section est faite pour les personnes ayant un minimum de compétences en photographie. Notamment au moins savoir ce qu’est l’ouverture, la vitesse d’obturation et l’iso.

Le matériel

Etant sous Canon et ayant mon matériel depuis quelques temps, j’étais assez limité quant aux possibilités à l’époque.

Pour déclencher les flashs, il y a globalement deux mécanismes :
– le déclenchement par infra-rouge, le système officiel Canon
– le déclenchement par onde radio, qui utilise un mécanisme hérité des anciens flashs, qui consistaient à fermer un circuit électrique pour les déclencher.

J’avais décidé à l’époque de partir sur les déclenchements par onde-radio, à cause du prix des émetteurs/récepteurs, assez bas par rapport aux mécanismes canon. Le gros inconvénients étant que l’on est limité à du réglage manuel. Mais les deux principaux avantages : le prix et le faible taux de non déclenchements.

Je m’étais donc procuré des triggers que l’on appelle des « cactus trigger », qui était quasiment le seul du marché il y a 5 ans. On trouve désormais d’autres alternatives, sans être obligé de faire de l’import de Hong-Kong.

Je dispose désormais de deux flashs : un 430ex II et un 580 ex II. Le second ayant était acheté d’occasion pour 150€, ce qui était très peu cher.

Le 580ex II permet de piloter le 430 avec la norme Canon, le soucis étant que je ne peux déporter qu’un seul flash avec cette solution.

Les réglages

La première question qu’il faut se poser :

L’ouverture est-elle importante ?

Si oui, c’est le premier élément à régler, sinon, on prend un F5.6/F8 pour avoir quelque chose de net.
Dans ma photo, j’ai voulu avoir une faible profondeur de champs, je me suis donc mis à F2.8 qui est la plus grande ouverture de mon objectif.

Y a t’il une autre source de lumière hormis les flashs ?

Si non, il faut choisir une vitesse d’obturation à 1/100s. Une vitesse plus lente ou plus rapide n’a aucun sens, car l’ensemble de l’image est figée par le flash

Si oui, vous pouvez faire varier la vitesse entre 1/30 et 1/100s. Plus lent, vous aurez des risques de flou de bougé. Plus rapide, vous serez à une vitesse trop importante pour le passage des deux rideaux (en gros, vous aurez une partie de la photo noir). Vous pouvez également jouer avec l’ISO.

Pour ma part, une vitesse d’obturation de 1/100sec et ISO 200 était suffisant pour avoir le fond de dehors clair.

Faites une photo sans les flashs pour valider l’éclairage.

Troisième étape : Le réglage des flashs

Il faudra ensuite régler flash par flash, en commençant par le flash principal (celui qui éclaire principalement le visage).
La validité de la luminosité doit principalement se faire par rapport au visage.

Mes photos sont volontairement surexposés sur le visage, mais c’est une astuce de sioux pour limiter l’ombre de la barbe.

Et pour terminer, il faut régler le flash d’appoint

A noter que le flash disposant d’un parapluie doit souvent être réglé plus fort qu’un flash en direct.