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Les parodies de la presse féminine

par | Fév 6, 2016 | Mode | 1 commentaire

La presse féminine est souvent révélatrice de la problématique du genre.

Elle peut être de bon conseil en cherchant à répondre à des questions de bien-être :

  • Comment avoir des ongles forts… et aceré comme des tigrous.
  • Comment avoir les yeux revolver

Elle tombe parfois dans la dérive des articles recyclés chaque année.

  • A la une, inédit, en exclusivité, en avant première, quel est la mode de l’été pour cet hiver ? titré « Par Elles au même », le printemps dernier.
  • La bave d’escargot, buzz ou miracle pour avoir la peau douce?

Et malheureusement, elle peut chercher à imposer subrepticement les codes de la féminité, de la femme parfaite.

  • comment avoir une salle de bain au féminin
  • les astuces pour paraître plus féminine

En tant que lecteur masculin, je me demande si « être féminin » est le contraire à « être masculin » selon ces magazines ?
Exit la french pour un gars en costard ! Snif !

Bref, le but ici n’est pas me lancer dans une analyse requisitoire et dithyrambique, mais plutôt de vous parler de deux magazines parodiques. La presse féminine étant un bon condidat à cette discipline. Il y avait matière à trouver des sujets saugrenues et des situation cocasses.

Let’s go !

Icônne

Sortie en 2015, le magazine a été redigée par Natoo, une youtube française, qui avait déjà été évoqué sur xxy.fr grâce à sa vidéo Comment être féminine ? C’est d’ailleurs par l’intérmediaire de sa chaîne que j’ai découvert le livre.

Pour résumer : Intéressant, plaisant, plein d’humour, de l’autodérision. J’aime !

Le magazine reprend les codes du genre : témoinage, quizz, conseil, pub, mode, horoscope, le tout traité de manière décalée. On ne s’ennuie pas, les thèmes changent de page en page.

Natoo se moque des teintes nudes à 30 couches

Ne souhaitant pas vous spoiler d’avantage, je ne vais pas plus en parler, mais j’émet une chaude recommandation.

ÔFeminin PointConne

Sortie en 2014, je suis tombé bien plus tard sur ce magazine au détour d’un Cultura.

Le format semble similaire à Icônne, bref, du bidonnage en perspective, je l’achète.

Au même titre que le premier magazine, j’ai trouvé le texte drôle… Drôle ? Oui, jusqu’à ce terrible moment. Une blague, qui fait sourire la première fois, un peu moins à la seconde, et qui devient lassant à la troisième.

En effet, le bouquin s’est spécialisé dans une blague unique.

 

 

Page 110 : La fâme sait bien que son destin étant de satisfaire les désirs sacrés de son compagnon
Page 112 : Alors, quand je rentre le soir, avant de préparer le repas, je lui propose toujours une petite gâterie pour le détendre. Ca lui permet d’entamer notre soirée en amoureux de façon sereine et de ne pas stresser pendant que je fais la vaisselle
Page 129 : De bons petits plats, pour que les papas puissent continuer à glander
Page 134 : Notre mec ? Oh, lui, il est admiratif : et en nous regardant nous épuiser à la tâche, il se dit qu’il a drôlement bien fait de nous choisir
Page 141 : Ne pas oublier d’être une amante : le papa a très envie de retrouver sa femme et c’est bien normal

Il y a un sérieux malaise, et un certain manque d’inspiration. La scène de macho boy et sexy girl court sur l’ensemble du magazine. Personnellement, écouter la même rengaine et les mêmes rancœurs durant 1 heure, j’ai du mal.

Il y a des points positifs, mais ce point est rédhibitoire pour moi.

A défaut, je citerai tout de même quelque chose qui m’a fait marrer

 

 

Définition d’une vrai femme

Individu de sexe féminin à la naissance, ayant compris que son rôle est de se tartiner le visage de maquillage, de se faire arracher les poils, de se torturer en marchant perchée sur des talons

Evidemment, le texte est ironique, mais cela me renvoie à des réflexions similaires que j’entends souvent au sein de notre communauté.

Oui, je vous avoue que cela me fait toujours sourire une personne qui se dit se sentir féminine après avoir recomposée son visage à la truelle et au mortier.
Essayer de définir la féminité en commençant par évoquer de la superficialité… Je ne sais pas si je dois me marrer ou être dépité..

A défaut, je vais en rigoler.

Ou pas.

Conclusion

[Veuillez insérer ici votre conclusion]

 

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